Les Salons de la Cour

11Février, 2012, 23:46:36
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Pages: 1 ... 6 7 [8]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Mariage, virginité et droit...  (Lu 9849 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
Pan Paniscus
Lanspessade
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 371



« Répondre #105 le: 06Juin, 2008, 13:54:08 »

Et pourquoi existe-t-il deux procédures qui paraissent redondantes pour le béotien que je suis ?
Je ne suis pas juriste, mais je vais essayer de donner les différences :
- divorce : le mariage est terminé, il cesse d'exister
- annulation du mariage : le mariage est annulé, il n'a jamais existé, normalement parce qu'il n'est pas valide.

Ca vient du fait que le mariage catholique est indissoluble. Aux temps anciens (avant la révolution), on a eu plusieurs fois des annulations de mariage pour contracter un autre union. OK, ça ne concerne qu'une minorité de puissants.
 


 J'ajouterais que l'annulation concerne des faits antérieurs au mariage tandis que le divorce concerne des évènements contemporains du mariage. Ainsi, si l'un des conjoints trompe son partenaire durant le mariage, alors l'on s'oriente vers le divorce. Si l'un des époux a menti sur son passé, alors c'est l'annulation qui sera envisagée.



« Dernière édition: 06Juin, 2008, 14:24:06 par Pan Paniscus » Journalisée
cavaillon
Guidon
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 1 239



« Répondre #106 le: 10Juin, 2008, 22:11:53 »

Chez les catholiques de la France d'Ancien-Régime

L'Eglise, de même que les régimes politiques, évoluent avec le temps... Je ne considère toujours pas le mariage religieux comme un contrat, quoi qu'il ait été sous l'Ancien Régime...

Après, je suis dans l'ordre des considérations, sans apporter quelque élément que ce soit, si ce ne sont mes convictions ; donc un débat me paraît peu susceptible de me faire changer d'avis...
Journalisée

"Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire : n'ai rèn vist"
Macbesse
Dalaï-Misu
Les Rêveurs
Maistre de camp
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 2 095


Usurpateur à l'ananas


« Répondre #107 le: 10Juin, 2008, 22:15:53 »

L'Eglise, de même que les régimes politiques, évoluent avec le temps... Je ne considère toujours pas le mariage religieux comme un contrat, quoi qu'il ait été sous l'Ancien Régime...

Le contrat, c'était chez le notaire.
L'institution, c'était l'Eglise et la monarchie qui s'en chargeaient.
Le sacrement, c'était l'Eglise.

La République a pris au notaire, à l'Eglise et à la monarchie.

Mais ces trois dimensions étaient indissociables.
Journalisée

Le monde ne veut pas de politique. Il lui faut le vaudeville français et la soumission russe à l'ordre établi. Lermontov
cavaillon
Guidon
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 1 239



« Répondre #108 le: 11Juin, 2008, 20:13:56 »

Le contrat, c'était chez le notaire.
L'institution, c'était l'Eglise et la monarchie qui s'en chargeaient.
Le sacrement, c'était l'Eglise.

La République a pris au notaire, à l'Eglise et à la monarchie.

Mais ces trois dimensions étaient indissociables.

La République n'a pas pris grand-chose à l'Eglise, sinon l'obligation de passer devant le maire avant le curé.
Les deux institutions sont différentes :
- le mariage à l'Eglise est indissoluble ;
- le mariage à l'Eglise implique les enfants (sauf cas de stérilité, évidemment), là où le mariage à la mairie oblige seulement à pourvoir à leurs besoins et leur éducation s'ils arrivent, ce qui n'est pas pareil.

Le sacrement reste l'unique prérogative de l'Eglise.
Journalisée

"Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire : n'ai rèn vist"
Pages: 1 ... 6 7 [8]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: