Les Salons de la Cour

10Février, 2012, 21:57:54
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Auteur Fil de discussion: Histoire du vouvoiement  (Lu 711 fois)
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cccp
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« le: 18Juin, 2009, 18:20:00 »

Selon l'ami Cuchu dans notre doulce partie M+C (fin XIIe siècle) :

Je le tutoie puisque le vouvoiement n'existe pas encore, mais si tu préfères que je vouvoie pour marquer la déférence et tutoie pour la familiarité c'est comme tu veux.

Je suis surpris de ce ça et donc je me suis posé plein de questions sur l'histoire du vouvoiement et je n'ai pas trouvé de réponse.

Un historien ou professeur de littérature obéroniste pourrais m'en dire un peu plus ?   

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secrétaire général de Gothlied une tragédie épique de chevaliers germaniques

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« Répondre #1 le: 18Juin, 2009, 18:30:06 »

Si, si, le vouvoiement existe au moyen âge, et on le trouve bel et bien dans les textes au XIIème. Mais il est vrai qu'il est d'emploi plus rare et ne revêt pas le même sens que pour nous. Les textes médiévaux où les personnages passent du "vous" au "tu" et du "tu" au "vous" sont fréquents. Parfois, c'est apparemment sans raison, ou pour une raison qui nous échappe un peu. Parfois, cela marque un changement d'intensité dans un dialogue. Par exemple, dans La Suite du Merlin (XIIIème siècle), Merlin vouvoie Arthur, mais passe au tutoiement lorsqu'il l'avertit, lui fait une prophétie importante ou le met en garde contre une transgression morale.
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Hikaki
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« Répondre #2 le: 18Juin, 2009, 18:30:16 »

Facile : il suffit de taper "histoire vouvoiement" sur Google pour avoir plein de réponses !
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Mortlock
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« Répondre #3 le: 18Juin, 2009, 20:33:04 »

Selon La Petite Grammaire de l'Ancien Français de Bonnard et Régnier :
Citation
L'usage de "vos" (vous) comme pluriel de déférence pour désigner un seul destinataire remonte au latin (dès le IIIe siècle). Au Moyen Age, "tu" restait habituel dans les classes "inférieures" ; "vous" s'était répandu dans les classes plus élevées, mais cédait facilement la place à "tu" avec une nuance de mépris ou d'émotion ou sans raison apparente ; dans le Tristan de Béroul, un personnage parlant à son roi passe du pluriel au singulier dans un même vers (1104) :
"Vos estes oncle et il tes niès" (Vous êtes son oncle et lui ton neveu).

J'ajoute ces ref :
Chrétien de Troyes, Yvain le chevalier au Lion vers (euh... vers de vers de poème hein ?! ) 1013 (XIIe siècle) :
"Mes vos , la vostre grant merci,
M'i onorastes et servistes"
Mais, et je vous en sais beaucoup gré, vous m'y avez honoré et servi

Forme parfois sujette à l'enclise
Béroul, Tristan vers 424 (XIIIe siècle)
"Jos [= Je vos] tien por mon seignor"

Note : la première occurrence de votoier (dire vous en parlant à quelqu'un, vouvoyer) remonte au XIVe.
Journalisée

Il n'était pas ailier, il n'était pas pilier, il nétait pas talonneur, il n'était pas entraineur... Mais alors qui était-il ?
Il était un petit navireuh ! il était un petit navireuh ! qui n'avait ja ! ja !  jamais navigué ohé ohé !!!!
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