Oui, je tiens beaucoup aux non combattants…
Pour poursuivre dans le même raisonnement on notera qu’un groupe de guerriers (ou pire de rôdeurs) entrant au Poney Fringant n’est pas très bien reçu même si on ne boude pas les pièces qu’ils sont susceptible de dépenser.
Poiredebeurré met en garde les autres clients contre eux et tous restent très suspicieux :
Par contre si le groupe arrive accompagné d’un barde, les portes seront grandes ouvertes pour les accueillir car le barde drainera de la clientèle le soir même et on en parlera durant un moment après son passage.
Dans un contexte plus féodal (pouvant être adapté au Gondor par exemple ou mieux à l’Arnor avant sa chute), les bardes sont souvent implicitement protégés par les seigneurs des domaines qu’ils traversent.
Les brigands savent donc qu’il est plus dangereux de s’attaquer à un ménestrel qu’à un voyageur lambda ou même qu’à un marchand itinérant.
Et pourquoi sont-ils ainsi protégés ?
Un barde n’est pas un anonyme, il est souvent attendu ou au moins espéré car les noble affectionnent sa compagnie durant les longues soirées d’hivers.
Pour cette raison si un seigneur s’aperçoit qu’un troubadour s’est fait détrousser ou occire en venant chez lui, il risque de se montrer bien plus intransigeant que de coutume.
Cela m’amène à dire qu’une bande hétéroclite de combattant ne sera sans doute pas reçu au château tendis qu’un barde sera admis à la cours (tout dépends bien entendu de sa notoriété)
Il pourra ainsi obtenir ainsi des informations, privilèges ou passe-droits inaccessibles à ceux qui restent à l’étage des communs.
Le pendant négatif de cette notoriété, c’est précisément la notoriété… impossible de traverser la région sans être immédiatement repéré, on sait d’où le barde vient et vers où il se dirige.
Mais je ne pense pas que cet inconvénient soit insurmontable.
Quand à l’utilité du barde en combat je pense que le problème vient effectivement du MJ… enfin de sa façon de mettre en valeur les évènements.
Comme je le disais, les passages dramatiques se limitent souvent aux combats et l’idée est profondément ancrée que ce sont les gobelins morts qui font de puissants PJs… (les fameux XP sur pattes

)
Or une négociation avec le seigneur local ou la filature d’un espion du Mordor dans la communauté d’Archet ou de Combe peuvent être aussi -voir plus- palpitantes et bien évidemment ne mettront pas en valeurs les même personnages.
Donc le besoin d'accorder au bard des bonus à distribuer aux combattent n'est peut être pas indispensables.
Cela ne veux pas dire qu’il n’influence pas le moral du groupe bien au contraire mais plutôt que ce ne sera pas en jouant du violon en plein combat que cela ce produira.
Car le moral n’influe pas que sur le combat et en combat il n’agit pas tant sur les dommages des combattants que sur leur aptitudes à ignorer la peur, fatigue ou les blessures.
Dans le contexte du SdA, le moral influe à mon avis aussi sur la façon dont un personnage résiste aux influences maléfiques, à la mélancolie et à la corruption par les ténèbres.
Traverser les Marais des Morts avec un bon guide est un atout important, mais même ainsi, si le moral de la compagnie baisse trop je ne suis pas certain de la réussite de l’entreprise (les hobbits sont d’un naturel très jovial et résistant au découragement)
Je pense donc que le MJ peut donc accorder un bonus providentiel au moment où la compagnie en a réellement besoin si le bard a bien fait son œuvre durant les jours précédents.
@ Cuchulain :
J’y penserai, mais je ne suis pas très à l’aise en PbF.
Mon incursion dans la PbF Impérium n’a pas été très concluante et je l’ai lâchement abandonné je dois le reconnaître…
Mais j’apprécie la lecture et si je vois une ouverture, je te ferais signe.
Merci en tout cas.