Les Salons de la Cour

12Février, 2012, 06:49:33
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Pages: [1]   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: [Jeu] Nouvelle table, reprise de mènes, et quelques questions  (Lu 826 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
pimpalon
Fifre
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 18


« le: 08Avril, 2010, 17:53:37 »

Bonjour à vous tous,

Voilà lgtps que j'ai acheté le jeu (si si, ça fait lgtps !), et il dormait tranquillement jusqu'à ce que table le tire de poussière. Voilà qui ne devrait plus tarder. Du coup, après avoir pas mal éplucher le forum, les bouquins... quelques questions me taraudent et me restent.
Mais tout d'abord, un grand coup de chapeau à l'auteur, dont la lecture des livres, comme ce jeu, sont de vrais plaisirs pour l'esprit, fins et pétillants. Je relisais tout à l'heure la Postface du livre 3 des règles, et je ne peux que dire : merci de ce parti pris.

Ce préambule indispensable fait, je liste mes (premières) questions dans le désordre. Elles touchent autant au jeu, qu'à des choix de maîtrise.

1 - Sur le couple bienveillance / providence.
Vous me confirmez bien que la bienveillance traduit la vitesse du déclin morale et physique du personnage. En termes de jeu, elle n'a qu'une incidence - non négligeable - sur les jets de vieillissements. Ai-je bien compris ?
Deuxio, un point de règle doit m'échapper. Jean-Philippe Jaworski suggère d'utiliser la providence pour sauver la peau des personnages historiques en cas de coup d'éclat de nos PJs (cf. Trois meschantes affaires). Certes. Mais... je ne vois pas bien comment. Si un coup d'un joueur porte, et bien mortellement, quel jeu le Meneur peut faire à ce moment (à grand renfort de providence) pour transformer la plaie mortelle en blessure hideuse ? Je ne vois pas.

2 - Sur l'escrime
Il est précisé que le jet d'escrime vaut pour parade ET attaque.
Cela signifie que...
Si un personnage se bat en duel et gagne un teste en opposition contre son adversaire, il pare automatiquement l'attaque de son opposant ET porte une attaque victorieuse ? Inversement, s'il échoue à son jet, il subit l'attaque adverse si celle-ci dépasse le seuil de difficulté de 7 ? Alors, comment cela fonctionne si l'un utilise une rapière avec la compétence escrime, tandis que l'autre utilise une masse avec la compétence Bagarre ? L'escrimeur rate/réussie sa parade/riposte sur le même jet de dé ?
Ou bien cela signifie que le personnage doit faire un jet de parade PUIS un jet d'attaque dans la même action (soit 2 jets) ? Mais comment décide-t-on de l'ordre des actions ? A l'initative ?

3 - cohérence d'un groupe de personnages avec thèmes des scénarios
Meneur fainéant - ou occupé, c'est selon - je compte faire jouer les scénarios publiés. J'y trouve des thèmes touchant aux sièges, aux intrigues, aux duels, aux escarmouches, etc.  Or j'éprouve les pires difficultés à imaginer les raisons pour lesquelles une femme (encore plus une dame) irait se salir les bas dans quelques crapuleuses, galantes ou guerrières affaires. Idem, j'éprouve beaucoup de difficulté à imaginer un prêtre, ou un libraire s'engager sur les routes de France et courir l'aventure, à moins d'être très clairement un intrigant.
Comment donc parvenez-vous à rendre cohérent un groupe avec ces données ? A les mettre sur les routes avec des motivations valables ? (et je connais les suggestions faites par Aramis et autres débats sur les manière de faire des groupes de personnages cohérents... mais mes joueurs n'y semblent pas disposés).

Dans le prolongement de cette idée, imaginons un groupe plutôt porté sur l'intrigue (pour faire simple), et peu sur le fer et le sang. Comment gériez-vous les parties "musclées" et nombreuses des différents scénarios du commerce avec les profils de vos PJ, tout en rendant la chose ludique ?

Bref, le meneur que je suis se pose des questions de cohérence, et de plaisir à proposer à ses joueurs. Je n'ai pas envie de laisser durant une escarmouche des joueurs sur la touche, parce qu'ils ne sont pas "combattant".

Pour information, je compte démarrer par les scénarios de l'écran, avant d'enchainer plus ou moins chronologiquement suivant la frise / le chronogramme des scénarios proposé sur ce forum.

4 - Question sur les suppléments
Il n'était pas question à un moment d'une campagne à Lyon ? Et d'une Besançon (Aramis) ?
Ou cela en est-il ?

5 - Question à l'auteur
Il évoquait sur ce forum la possibilité de mettre à disposition quelques scénarios Te Deum publié dans Casus Belli (il y en a 2 je crois). Où cela en est-il ? Puis-je vous/te contacter pour les obtenir par mail ?

En vous remerciant par avance de vos avis
A très vite
Pimpalon
« Dernière édition: 21Avril, 2010, 13:36:06 par Xaramis » Journalisée
Prelati
TDC
Fifre
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 41



« Répondre #1 le: 10Avril, 2010, 18:32:08 »

3 - cohérence d'un groupe de personnages avec thèmes des scénarios
Meneur fainéant - ou occupé, c'est selon - je compte faire jouer les scénarios publiés. J'y trouve des thèmes touchant aux sièges, aux intrigues, aux duels, aux escarmouches, etc.  Or j'éprouve les pires difficultés à imaginer les raisons pour lesquelles une femme (encore plus une dame) irait se salir les bas dans quelques crapuleuses, galantes ou guerrières affaires. Idem, j'éprouve beaucoup de difficulté à imaginer un prêtre, ou un libraire s'engager sur les routes de France et courir l'aventure, à moins d'être très clairement un intrigant.
Comment donc parvenez-vous à rendre cohérent un groupe avec ces données ? A les mettre sur les routes avec des motivations valables ? (et je connais les suggestions faites par Aramis et autres débats sur les manière de faire des groupes de personnages cohérents... mais mes joueurs n'y semblent pas disposés).

Au sujet du libraire, il existe de multiples raisons pour le mettre sur les routes, sans en faire forcément un hérétique qui prendrait mille précautions pour produire et écouler sous le manteau divers ouvrages interdits. Un PJ lambda de cette profession peut, dans l'ordre, vouloir aller :

- vérifier sur place (dans un monastère, par ex.), d'un bel élan humaniste et mercantile, la teneur d'un manuscrit qu'il serait intéressant de publier (poèmes restés en l'état d'un défunt célèbre type Maurice Scève ; oeuvres pieuses dont il faut vérifier l'orthodoxie ; copie parcheminée de l'oeuvre perdue d'un auteur antique...) ;
- démarcher un puissant personnage ecclésiastique / laïque pour obtenir l'imprimatur de l'Eglise / l'approbation et privilège du roi ;
- présenter un imprimé dédicacé à un puissant personnage dont on veut obtenir la protection ?
- vendre ses livres dans une foire (celle de Lyon est célèbre, par exemple)...

Et il y a certainement plein d'autres motifs que j'oublie.
Journalisée
cccp
Colonel Général
**
Hors ligne Hors ligne

Messages: 3 038



WWW
« Répondre #2 le: 11Avril, 2010, 00:59:22 »

Mais surtout, pourquoi c'est toi meneur qui doit trouver une vie aventureuse au PJ ?
Le joueur sait qu'il va faire du jeu de rôle, qu'il y aura probablement des voyages, des intrigues, des combats ...

Pour un personnage voyageur, intrigant ou combattant, la raison est toute trouvée (et rien n'empêche un éditeur de l'être), mais sinon, ça fait un peu parti du rôle du joueur à la création d'expliquer pourquoi il court les chemins et risque sa fortune, sa vie et réputation.

Le MJ ensuite va utiliser ses pistes pour créer un groupe, mais si un joueur incarne un PJ qui va fuir l'aventure, le PJ va aussi fuir les scénarios.
Journalisée

secrétaire général de Gothlied une tragédie épique de chevaliers germaniques

Page FaceBook
Teomme
Double solde
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 140



« Répondre #3 le: 11Avril, 2010, 13:02:29 »

Alors, pour l'escrime il me semble que c'est le joueur qui décide si il pare ou si il attaque, il ne fait pas les deux en même temps (en fait la compétence escrime permet de combattre et de parer alors qu'avec une masse en bagarre, tu attaques avec la comp' bagarre et tu pares avec la comp' parade (enfin il me semble....)

Pour ce qui est de la cohérence, dommage que tes PJs ne veuillent pas faire leur groupe ensemble... Toutefois si tu les laisses faire chacun leur perso "seul", ce sera ensuite à toi de les lier par certains éléments de background. Et ensuite... bein, si tu ne va pas à l'aventure, l'aventure viendra à toi !

Un libraire ne se sent pas l'âme aventureuse ? PAF voilà qu'un rival fait courir le bruit qu'il est pour la réforme et notre libraire se trouve en fuite sur les routes !
Un prêtre veut rester pépère dans sa paroisse ? Bing, quelques huguenots zélés soulève le village et cherche à le pendre par les tripes ! (Ou alors il est accusé d'avoir piqué dans la caisse, ou d'avoir déflorer une jeunette...)
Une dame ne rêve que luxe et volupté ? Mais son mari/père/frère meurt à la guerre, ou elle est déshérité, ou promise à un vieux barbon... Bref elle s'enfuit pour éviter le pire et doit mouiller son corsage pour reprendre pied (en rendant service à certain, après tout il y avait des espionnes dans le temps !)

Ensuite tous se retrouvent au service d'une même personne et hop, roulez jeunesse !

Bon je pense que tu as compris l'idée ! la guerre civile n'est pas qu'une affaire de grands idéaux, c'est aussi un terreau propice à l'individualisme, à la délation etc... Il y avait finalement plus de politique que de religieux dans tout ça ! Donc il est assez facile "d'obliger" une personne à embrasser la route de l'aventure même si au départ elle ne le voulait pas... Et puis comme disait cccp, un PJ a à la base une prédisposition à ça.

Je me permets de t'aiguiller sur le Back commun de mon groupe:
http://couroberon.com/Salon/index.php/topic,2090.0.html

Sinon il faut (je me répète inlassablement) lire Fortune de France, tu verras comment un cadet voué à la médecine peut vivre des tas d'aventures !

En tous cas essaye d'avoir plusieurs origines sociales  dans le groupe, ça aide (un lettré, un noble, une personne du peuple...)
Journalisée
Usher
Chambellan
Guidon
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 1 141



« Répondre #4 le: 14Avril, 2010, 09:26:39 »


1 - Sur le couple bienveillance / providence.
Vous me confirmez bien que la bienveillance traduit la vitesse du déclin morale et physique du personnage. En termes de jeu, elle n'a qu'une incidence - non négligeable - sur les jets de vieillissements. Ai-je bien compris ?


Tout à fait.


Deuxio, un point de règle doit m'échapper. Jean-Philippe Jaworski suggère d'utiliser la providence pour sauver la peau des personnages historiques en cas de coup d'éclat de nos PJs (cf. Trois meschantes affaires). Certes. Mais... je ne vois pas bien comment. Si un coup d'un joueur porte, et bien mortellement, quel jeu le Meneur peut faire à ce moment (à grand renfort de providence) pour transformer la plaie mortelle en blessure hideuse ? Je ne vois pas.


Premièrement, cela implique que le meneur ne fournisse pas de données chiffrées sur les PNJ et ses calculs. Il recueille les chiffres des tirages de ses joueurs, fait ses calculs dans son coin, et annonce simplement le résultat de manière narrative. Le flou engendré par cette pratique fait que la cuisine du MJ est à peu près invérifiable par les joueurs.

Deuxièmement, bien que le système de combat soit très meurtrier, l'expérience montre qu'il est rarissime qu'une blessure soit directement mortelle avec le système de Te Deum… La plupart des affrontements se soldent par des combattants hors de combat, plus ou moins grièvement blessés. (Ce qui est d'ailleurs plus éprouvant pour des joueurs raisonnablement humains quand ils se retrouvent environnés d'amis et d'ennemis toujours vivants, mais mutilés et en train de gémir ou de râler.) Le danger de mort provient généralement des blessures mal soignées et des risques d'infection, dans les heures ou les jours qui suivent le combat.


2 - Sur l'escrime
Il est précisé que le jet d'escrime vaut pour parade ET attaque.
Cela signifie que...
Si un personnage se bat en duel et gagne un teste en opposition contre son adversaire, il pare automatiquement l'attaque de son opposant ET porte une attaque victorieuse ? Inversement, s'il échoue à son jet, il subit l'attaque adverse si celle-ci dépasse le seuil de difficulté de 7 ? Alors, comment cela fonctionne si l'un utilise une rapière avec la compétence escrime, tandis que l'autre utilise une masse avec la compétence Bagarre ? L'escrimeur rate/réussie sa parade/riposte sur le même jet de dé ?


Tout à fait.

Ce qui fait de l'escrime une compétence de combat beaucoup plus redoutable que les autres, en tout cas pour les armes blanches d'allonge courte et moyenne. En revanche, un escrimeur se retrouve relativement vulnérable face à un combattant muni d'une arme qui lui fournit une allonge longue (lancegaye, pertuisane, hallebarde) ou très longue (pique) tant qu'il n'a pas réussi à passer sous la garde de l'adversaire.

Cet avantage donné à l'escrime reflète la primauté que cet art gagne au cours de la Renaissance sur les autres types de combat à l'arme blanche. (En particulier sur le combat à la hache, complètement obsolète au XVe et XVIe siècle, alors qu'il est encore enseigné dans les traités de combat du XIIIe siècle.)

Bien sûr, cet art savant devient à peu près ridicule face à un combattant armé d'un pistolet et sachant s'en servir (c'est-à-dire tirant à bout portant, s'il ne pleut pas et s'il n'y a pas de brouillard…  Grin )


3 - cohérence d'un groupe de personnages avec thèmes des scénarios
Meneur fainéant - ou occupé, c'est selon - je compte faire jouer les scénarios publiés. J'y trouve des thèmes touchant aux sièges, aux intrigues, aux duels, aux escarmouches, etc.  Or j'éprouve les pires difficultés à imaginer les raisons pour lesquelles une femme (encore plus une dame) irait se salir les bas dans quelques crapuleuses, galantes ou guerrières affaires. Idem, j'éprouve beaucoup de difficulté à imaginer un prêtre, ou un libraire s'engager sur les routes de France et courir l'aventure, à moins d'être très clairement un intrigant.
Comment donc parvenez-vous à rendre cohérent un groupe avec ces données ? A les mettre sur les routes avec des motivations valables ? (et je connais les suggestions faites par Aramis et autres débats sur les manière de faire des groupes de personnages cohérents... mais mes joueurs n'y semblent pas disposés).


Je crois qu'il faut se départir de quelques idées reçues très actuelles sur la segmentation des activités dans la société de l'Ancien Régime.

Tout d'abord, l'idée qui réserve la guerre aux militaires est une invention très récente, qui remonte tout au plus à la deuxième moitié du XIXe siècle. Les guerres napoléoniennes traînent encore dans l'entourage des armées une cohue de civils plus importante que les effectifs militaires : valets, aumôniers, prostituées, commerçants, entrepreneurs, savants, maîtresses et épouses d'officiers, quantités d'enfants… Il faut savoir, par exemple, que  le dernier vétéran survivant de la bataille de Waterloo fut une vieille dame anglaise, décédée en 1905, qui avait cinq ans au jours de la bataille et qui déchira des bandes pour les blessés sur le champ de bataille. C'est aussi cet usage qui permet de comprendre pourquoi les Russes firent un tel carnage de… civils, mêlés à des militaires, sur la Berezina.

Ce qui est valable pour les guerres napoléoniennes l'est, naturellement, encore davantage pour les siècles qui précédèrent. Il était d'usage que la cour se déplace avec le roi sur le théâtre de la guerre, ce qui vaut par exemple à La Bruyère, dans Les Caractères, quelques remarques acerbes sur les courtisans qui s'ennuient dans les sièges de Louis XIV et tentent de peser sur les décisions stratégiques des généraux. Au XVIe siècle, on sait par exemple que Montaigne, pourtant bien peu belliqueux, était de ces visiteurs mondains sur certains sièges royaux.

La guerre voit aussi la participation de combattants surprenants. Prenons le siège de La Mothe, en1644-1645, menée par l'armée française contre une ville fortifiée lorraine : le général Magalotti (probable neveu de Mazarin) y fut tué par le coup de mousquet d'un chanoine ! Ce siège connut aussi un épisode fameux, surnommé la "sortie des demoiselles" : des jeunes filles de la ville, auxquelles s'étaient mêlés des soldats lorrains travestis, sortirent de la place assiégée et se dirigèrent vers les lignes françaises : arrivées au contact, véritables et fausses donzelles sortirent des pistolets de sous leurs jupons et firent un carton dans les troupes françaises… Et il suffit, par exemple, d'aller au musée Carnavalet pour y voir un tableau fameux où l'on voit défiler un régiment de moines, en robe de bure, cuirasse et morion, arquebuse sur l'épaule, en plein Paris du XVIe siècle. (A l'époque de la Ligue.)

Un dernier mot à propos des prêtres et des libraires.
Les prêtres sont connus, au XVIe siècle, pour leur absentéisme ! Parce que ce sont des courtisans, des voyageurs et des hommes d'affaires ! En général, la paroisse est tenue par le vicaire. Donc, un prêtre voyageur (et intrigant), rien de plus normal !
Quant aux libraires, ils sont presque nécessairement en contact avec les factions les plus agitées de la société, qui publient quantités de pamphlets politiques et religieux. Dés lors, une fois qu'un libraire a publié un brûlot, il a mis le doigt dans un engrenage qui représente un levier très facile pour le transformer en aventurier : persécuté par les factions adverses, récupéré par la faction qu'il a défendue, même s'il ne voyait pas plus loin que sa cassette en acceptant d'imprimer cet ouvrage…


Dans le prolongement de cette idée, imaginons un groupe plutôt porté sur l'intrigue (pour faire simple), et peu sur le fer et le sang. Comment gériez-vous les parties "musclées" et nombreuses des différents scénarios du commerce avec les profils de vos PJ, tout en rendant la chose ludique ?


Je dirais que c'est là tout l'intérêt du jeu : placer les joueurs dans la situation des Français de l'époque. Dés lors, c'est moins au MJ qu'aux joueurs de chercher des solutions de survie ! En revanche, cela implique que le MJ admette d'autres solutions que le comportement purement guerrier - négociations, redditions, fuites, trahisons… Le lot commun des guerres civiles…

Je dois ajouter que dans mes joueurs, j'ai eu des nobles dames (dont une poétesse), un prêtre, un gentilhomme très peu dégourdi, un astrologue, un médecin, un parfumeur. Tous ces personnages se sont retrouvés exposés au feu à un moment ou un autre (voire dans les pires situations, comme la Bataille de Dreux ou la chute de Lyon entre les mains des insurgés qui ont ouvert les portes à l'armée du baron des Adrets) et ont trouvé des moyens plus ou moins courageux, plus ou moins habiles, de tirer leurs os de ces guêpiers. Certains d'entre eux sont restés des gens pacifiques, d'autres sont devenus des combattants courageux, voire téméraires. (La poétesse et le parfumeur, par exemple, devenus des emblèmes de la furia catholique parisienne, alors que vraiment rien ne les y prédisposait…)



4 - Question sur les suppléments
Il n'était pas question à un moment d'une campagne à Lyon ? Et d'une Besançon (Aramis) ?
Ou cela en est-il ?


Attendons déjà la publication de la nouvelle édition…  0020



5 - Question à l'auteur
Il évoquait sur ce forum la possibilité de mettre à disposition quelques scénarios Te Deum publié dans Casus Belli (il y en a 2 je crois). Où cela en est-il ? Puis-je vous/te contacter pour les obtenir par mail ?


Il y a eu un scénario publié dans Casus, mais il est question de le rééditer dans la gamme officielle, donc, pas de publication sur le net…

Usher
« Dernière édition: 14Avril, 2010, 09:36:54 par Usher » Journalisée
Xaramis
Chambellan
Maréchal
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 4 712



WWW
« Répondre #5 le: 14Avril, 2010, 16:18:28 »

Pour reprendre le cas particulier du libraire, il me semble opportun de garder présent à l'esprit que, contrairement à nos libraires d'aujourd'hui, les libraires du XVIe siècle ne sont effectivement pas uniquement des "vendeurs de livres". Comme l'ont souligné Prelati et Usher, ils sont aussi ceux qui publient des œuvres (un peu comme nos éditeurs d'aujourd'hui).
Or, peu de gens ont "beaucoup" de livres dans leur bibliothèque personnelle. Dans les sources que j'avais compulsées sur Bayonne au XVIe siècle, j'avais vu un article mentionnant qu'un des chanoines du chapitre de la cathédrale possédait une douzaine de livres, ce qui en faisait le propriétaire d'une "grosse" bibliothèque de la ville (alors que Bayonne comptait une douzaine de milliers d'habitants à l'époque, et était une ville de commerce, de religion et de garnison).

Cela veut dire qu'un libraire de Te Deum pour un massacre a au moins deux bonnes familles de raisons professionnelles de voyager : trouver des auteurs et des livres à publier, et trouver des clients aux livres qu'il imprime ou fait imprimer.
Si, par ailleurs, il imprime et vend des livres ou des libelles dépassant les limites de la décence, de la religion ou de la politique, ou s'il fait venir de telles œuvres imprimées à l'étranger (en Hollande, par exemple), cela lui donne des raisons de voyager et commercer dans l'ombre.

Outre l'édition d'œuvres à lire, un autre pan de l'édition peut être intéressant à mettre en œuvre dans une aventure tedeumiste : l'édition musicale. Le XVIe siècle voit en effet le fort développement de l'écriture et de l'édition de partitions musicales, tant pour la musique sacrée que pour la musique profane. J'ai commencé à préparer un article de contexte sur la musique au temps de Te Deum, article dans lequel j'aborde, entre autres, cette question de l'édition musicale ; il est tant que je finalise ce texte et que je le publie par l'intermédiaire du site de la Cour d'Obéron.

Journalisée

Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
pimpalon
Fifre
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 18


« Répondre #6 le: 21Avril, 2010, 12:29:24 »

Salut à tous,

Tout d'abord, un grand remerciement à chacun pour vos riches contributions.  J'y puise et puiserai mon miel. Ai-je dit que c'était un plaisir que de vous lire en ces lieux ? Si ce n'est fait, voilà, c'est réparé.

Sinon je poursuis dans trois fils distincts le fil de mes idées, autour de mes questionnements et de mes affres de meneur de jeu. Comme vous le verrez, je suis en quête de vos expériences, ficèles, astuces, options comme meneurs ; mais également de suggestions et d'éclaircissements propres à Te Deum.

Je reprends donc la suite avec trois fils portant :
- sur vos perception des combats à Te Deum et la manière dont vous gérer le système de combat
- la création de personnage
- ce qu'implique être "français" au 16ème siècle.

Je fais le choix de séparer ces questions en trois fil, vu que je m'étale. Question de lisibilité.

Au plaisir de vous lire
Pimp'
Journalisée
Xaramis
Chambellan
Maréchal
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 4 712



WWW
« Répondre #7 le: 21Avril, 2010, 13:28:44 »

4 - Question sur les suppléments
Il n'était pas question à un moment d'une campagne à Lyon ? Et d'une Besançon (Aramis) ?
Ou cela en est-il ?
Je me rends compte que j'avais oublié de répondre à cette question-là, en tout cas pour le petit bout me concernant : ce n'est pas sur Besançon que j'ai cogité un supplément (n'en déplaise aux Bisontins, dont la ville mérite probablement qu'on s'y attache), mais sur Bayonne (qui mérite assurément que je m'y attache ! ).
Journalisée

Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
pimpalon
Fifre
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 18


« Répondre #8 le: 21Avril, 2010, 15:28:07 »

Et en plus de t'appeler "Aramis" au lieu de Xaramis.
La honte 
Cela dit, tu réponds pas sur le projet !  Grin
Journalisée
Xaramis
Chambellan
Maréchal
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 4 712



WWW
« Répondre #9 le: 21Avril, 2010, 17:00:39 »

Et en plus de t'appeler "Aramis" au lieu de Xaramis.
La honte 
Rien de grave.
Comme je l'ai rappelé dans un autre forum rôliste, mon pseudo est né il y a une dizaine d'années sur le forum "officiel" Casus Belli, celui d’avant l’effondrement final. J’y étais inscrit sous mon prénom, Xavier, et j’avais réagi de manière un peu abrupte contre certains forumistes qui engageaient l’équipe de Casus à aller faire des trucs salaces avec des poneys morts. La discussion a tourné à la bataille rangée verbale, entre les tenants de la liberté absolue de parole dans un forum et les tenants de la nécessité d’un certain respect de ceux qui nous hébergeaient et mettaient le forum à notre disposition.
Je me suis retrouvé à ferrailler aux côtés d’un petit nombre de forumistes, petit nombre qui a fini par former une équipe de mousquetaires, et nous nous sommes donné des nouveaux pseudos : Rhialto est devenu Rhiatos, Molloy-Morthos, Javhovor-Javtagnan et Xavier-Xaramis.
Comme je n’ai pas perdu mon caractère de mousquetaire, j’ai gardé ce pseudo, sur les différents forums rôlistes que je fréquente.

Citation
Cela dit, tu réponds pas sur le projet !  Grin
Ce travail, comme d'autres de ma plume, est bien avancé mais demande encore pas mal de travail pour être finalisé.
Journalisée

Chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Mes inspirations rôlistiques sont dans Inspirôle.
Pages: [1]   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: