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Xaramis
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« Répondre #2 le: 24Février, 2010, 16:31:02 » |
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J'ai une approche assez simple du sujet : pour moi, même si Te Deum tourne autour des guerres de religion, je ne crois pas du tout que les questions de religion elles-mêmes soient vraiment au coeur des aventures. Je veux dire par là que les subtilités théologiques ne me semblent pas être les enjeux des scénarios publiés dans la gamme "officielle" (amateur ou pro). En cela, je fais une différence avec un jeu comme Miles Christi, par exemple, où certains scénarios publiés pour le jeu font clairement référence aux Ecritures (aller chercher tel passage des écritures pour justifier un acte qui pourrait sembler litigieux de la part d'un templier de prime abord, par exemple). Dans l'univers de Te Deum, les questions religieuses me semblent cosmétiques : réciter l'Ave Maria ou pas, jurer par les saints, etc. Des éléments de différence profonde (par exemple : consubstantiation ou transsubstantiation ?) passent à mille lieues au-dessus de la tête de la quasi-totalité des gens. Les guerres de religion, ce sont surtout, à mes yeux, des guerres d'hommes, pour des raisons de pouvoir, de jalousie, etc.
Parmi les rares questions religieuses dont je pense qu'elles peuvent entrer comme élément fort d'une aventure, il y a la question de savoir si, suivant la religion du personnage, son avenir après sa mort est déjà tracé dès sa naissance, ou si ses actes durant sa vie pourront infléchir son destin dans l'au-delà. Suivant sa croyance, un PJ ou PNJ pourrait donc être influencé ou pas par quelqu'un (PJ ou PNJ) tirant sur cette ficelle-là.
Au final, il me semble que le problème est plutôt de savoir si le groupe de PJ est composé de gens tolérants (ou de "politiques", comme on disait parfois) ou d'enragés de l'un ou l'autre bord. Une tablée de Te Deum peut très bien être composée de PJ tant catholiques que protestants tous loyaux au roi, ou tous membres d'un même corps de ville, par exemple.
Voilà les grandes lignes des ambiances dans lesquelles j'essaie de placer des joueurs. Mais il m’arrive aussi de proposer des ambiances différentes, moins "centristes", si j’ose dire.
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