Les Salons de la Cour

09Février, 2012, 01:32:31
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Auteur Fil de discussion: PJ et PNJ pour Te Deum... [copie]  (Lu 584 fois)
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Hikaki
La Chancellerie
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« le: 08Mars, 2008, 12:15:24 »

[Discussion expurgée des bavardages sur les illustrations en cours de la 1° édition]
Caron :
Posté le : Jeu Oct 17, 2002
Pour le Monde du Jeu 2001 j'avais écris le Background d'un perso...

Je le mets ici et si d'autres font pareil avec leurs propres créations ce topic pourrait constituer une réserve de PNJ pour les MJ en manque de temps... Non ?
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Corentin de Selommes, "Le Gaucher"

Selommes est un petit village à mi-chemin entre Tours et Orléans. C'est là que vit le jour Corentin, fils d'une belle lavandière qui mourut en couche et du Baron de Selommes, le Seigneur local.
Le Baron l'adopta officiellement et l'éleva comme un deuxième fils, c'est à dire qu'il ne lui prêta aucun attention.
Les deux enfants découvrir un monde de liberté ou le jeu et les rires étaient le quotidien. Les aléas de la vie avaient bien le temps d'arriver plus tard, ils avaient déjà fort à faire pour échapper au chien du curé qui protégeait férocement son verger et à la surveillance d'un vieux serviteur tonitruant, mais à moitié aveugle, pour aller se battre dans l'enclos des cochons !
Lorsqu'ils atteignirent l'âge ou l'on arrête les bêtises de gamins, leur éducation fut prise en charge par un maître d'arme et ils passèrent à des bêtises d'adultes...
C'était un Maître sans génie qui se bornait à des exercices répétitifs et sans intérêts, obligeant à se battre à la dague contre un adversaire armé d'une épée et ne tolérant aucune remarque. Le caractère de Corentin évolua, il devint brutal et autoritaire, commençant à inquiéter son propre frère. Il s'éloignait de plus en plus des gens, préférant s'occuper du dressage des jeunes chevaux.
Cette époque pris fin lorsque Corentin tripla la dose de poudre du pistolet de son Maître, l'explosion arracha deux doigts à celui-ci et Corentin fut envoyé en tant que simple tambour dans une compagnie en garnison dans le marquisat de Saluces, sur le versant italien des Alpes.
Lorsqu'il revint il eut une longue discussion avec son frère puis parti. Il savait depuis longtemps que deux héritiers c'était un de trop et il ne voulait pas poser plus de problèmes.

Il s'engagea d'abord dans l'armée sous un faux nom mais l'anarchie qui y régnait, la soif de pillage des hommes et l'incompétence des chefs l'en dégoûtèrent. Au bout de deux mois il désertait en compagnie d'un Lansquenet Allemand qui se faisait appeler Montag. Le Teuton était une force de la nature qui expliquait dans un rire gras à qui voulait l'entendre que son nom signifiait "lundi" parce qu'il était orphelin et qu'il avait été trouvé un lundi.
Corentin lui appris des rudiments de Français tandis qu'il lui enseignait le maniement de l'espadon. Ils devinrent inséparables.
Avec leurs mousquets réglementaires ils entreprirent d'installer des péages supplémentaires sur les routes qui en manquaient et vécurent sans anicroches de brigandages durant plusieurs mois. Corentin se faisait appeler "Le Gaucher" et ne maniait plus son arme, en public tout du moins, que de cette main. Ils prenaient toujours garde à éviter les convois et à ne jamais se livrer à des exactions sur les voyageurs. Ils allèrent même jusqu'à raccompagner à la ville voisine un bourgeois qu'ils avaient détroussés et dont la monture était morte dans l'assaut. Cette attitude, loin d'être altruiste, avait pour seul but de ne pas attirer l'attention des soldats du roi par des rumeurs d'atrocités.
Ils passaient rarement en ville, se ravitaillant dans les villages et ne faisant que quelques descentes dans des auberges, le temps de tout dévaster et de repartir avec un tonneau de bière et des jambons. Leur mobilité les sauva longtemps mais avec le temps ils s'enhardirent et eurent les yeux plus gros que le ventre. Deux chariots richement ornés qui avançaient avec une faible escorte déversa sur la petite route un flot de soudards hurlant. Son épée brisée, Corentin parvint difficilement à s'échapper en se frayent un chemin à la dague et au couteau de chasse dans la soldatesque enragée mais Montag fut pris et pendu.
Au campement, Corentin récupéra son espadon. Il hésita longtemps avant de s'en séparer mais dut s'y résoudre. Cette arme était rare est facilement reconnaissable. Il la vendit donc et avec l'argent acheta un second pistolet, plus discret que cette arme mortelle mais encombrante. Il résolu aussi d’avoir en permanence une épée de rechange.
Il se cacha plusieurs semaines puis, las, parti se perdre dans la foule d’une grande ville.

C'était le début d'une nouvelle vie et le retour à la légalité. Corentin reprit son nom et rentra en ville comme un nobliau désargenté près à vendre sa lame.
La richesse ne fut pas au rendez vous. Ne connaissant personne et n'ayant pas d'expérience de ce milieu il se fit même piégé dans un cul de sac par deux ruffians qui s'étaient fait passer pour les intermédiaires d'un grand bourgeois qui réclamait un rendez vous sans armes. La dague de sa botte lui sauva la mise, il les fit reculer sans même que le sang ne coula, mais il se jura de toujours garder une lame sur lui et se jeta sans réserve dans toutes les bagarres de bar pour ne plus jamais être pris au dépourvu si il venait à se trouver engagé dans une rixe désarmé.
Il ne se fit plus de véritables amis. Il n’accorda plus jamais complètement sa confiance à quelqu’un. Il ne connu qu’un seul véritable amour, une comédienne du nom de Camille, mais elle quitta la ville du jour au lendemain sans laisser de traces. Il ne parla plus jamais de sentiments avec personne.
Cette vie, moins aventureuse que la précédente n'en était pas plus calme et il se fit rapidement une réputation de bretteur redoutable. Il avait abandonné son surnom de "Gaucher" et son ambidextrie complète en faisait un adversaire impressionnant. Il ajoutait à sa technique un visage dur où l'on pouvait lire la haine. Il semblait ignorer la peur et se ruait dans les mêlées en hurlant ou en récitant des versets de la bible.
Certains le prirent pour un mystique, il se créait en fait un personnage inquiétant qui déstabilisait ses opposants. : sa Foi était pour lui plus une habitude qu'un sacerdoce et il se servait de la psychose ambiante pour gagner un avantage en combat. De plus cette réputation lui permettait de trouver plus facilement des contrats dans les milieux catholiques.
Son dernier engagement pourrait bien être le bon : M. le baron Hercule-Maximilien Plessans de Sanceny, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et serviteur zélé de la maison Guise est un patron riche et influent et il sert des maîtres encore plus riches et encore plus influents. Corentin ne cherche pas la gloire ni la richesse mais il veut fait honneur au nom qu'il porte pour remercier sa famille d'adoption de lui avoir donné une chance. Il veut leur prouver qu'il est digne de porter ce nom.

En temps normal Corentin est un garçon agréable habillé d'une pourpoint de buffle sur une cotte blanche avec un col simple. En bas, il est habillé d'un collant blanc sous un haut de chausse beige et de hautes bottes de cavalier. Il recouvre le tout d'un lourd manteau de voyage sombre qui a visiblement vécu.
Il a les cheveux courts noirs et une barbe courte mais peu entretenue. Il est d'un abord facile et converse facilement, sauf de son passé.
En combat son caractère change du tout au tout, il devient froid et implacable. Même si il reste parfaitement maître de ses actes il aime à faire croire qu'il est dans un état second, une rage contenue qui explose dans le feu et le sang.

"Et je vis : c'était un cheval blême. Celui qui le montait, on le nomme "La mort" et l'hadès le suivait."
(Apocalypse de Saint Jean 6;8 )

Pour tous ceux qui vivent il y a de l'espérance ; et même un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort.
(Extrait de L'Ecclésiaste)

Mieux vaut écouter la semonce du sage qu'écouter le chant du fou.
(Extrait de L'Ecclésiaste)


Que ton mal te châtie,
Que ton apostasie te corrige
Eprouve jusqu’au bout la douleur et l’amertume d’avoir abandonné le Seigneur ton Dieu
(Jérémie 2 : 19)

Pour un mort sept jours de deuil ;
pour le sot et pour l'impie tous les jours de leur vie.
(Extrait de L'Ecclésiaste)

Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
(Matthieu 13: 41-43)

[zap]

Xaramis :
Bien lancé dans les travaux préliminaires à la mise en page de la version 1 de Te Deum (*), je suis tombé, aux cours de mes pérégrinations internetesques, sur un site qui ne manquera pas d'intéresser notre compère portraitiste Francesco (s'il ne connaît pas déjà cette adresse) :

http://clouet.dessins.free.fr/accueil.htm

Cela intéressera probablement les autres membres de cette digne compagnie, également.

[zap]

Francesco Prelati :
(...)
Au fait, je viens de me souvenir de la remarque de Lottes Loukoum : ce dernier regrettait l'absence d'une carte de Lyon (même sommaire) pour Le rimailleur ferraillé. Peut-être faudrait-il inclure l'équivalent de cette carte-ci en situant les lieux importants visités par les PJ (cette autre carte est superbe mais trop volumineuse).
Journalisée
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