Les Salons de la Cour

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Auteur Fil de discussion: Pitch - Le renouveau d'un Empire  (Lu 972 fois)
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Macbesse
Dalaï-Misu
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Usurpateur à l'ananas


« le: 28Mars, 2008, 20:57:23 »

Voici le pitch, je n'en suis pas totalement satisfait, mais on s'approche !

Le renouveau d'un Empire

Au VIIIe siècle, Byzance revient de loin. En deux siècles, la lutte contre les Perses, les épidémies, les querelles intestines et les invasions arabes ont bien failli abattre l’Empire. Pourtant, bien qu’elle ait perdu de sa superbe, bien que ses villes ne soient plus que des bourgs, Byzance reste un pouvoir universel et Constantinople sa capitale le centre du monde. Comment pourrait-il en être autrement pour celle qui se sait l’héritière de la puissante machine administrative romaine, le dépositaire des savoirs et de la culture des Grecs, et le phare de la chrétienté, la Nouvelle Rome ?

Or, après deux siècles de débâcles militaires et d’instabilité, voilà que la Providence semble lui sourire à nouveau. Une dynastie a finalement réussi à s’implanter durablement et à se rire des tentatives d'usurpation. Léon III, le premier isaurien, a restauré l’autorité de l’Etat, profitant de ce qu'il avait triomphalement libéré Constantinople mise au siège. Fin stratège, il a su profiter des divisions des Arabes, et son fils Constantin le Cinquième a poursuivi son œuvre. L’insécurité semble n'être plus plus qu’un souvenir. Mais c’est un souvenir cuisant, et en ce VIIIe siècle finissant, l’inquiétude n’a pas disparu. Pire, tout au long du siècle, elle a alimenté de graves controverses autour des icônes, les images saintes. Manifestations divines pour les uns, idôlatrie pour les autres, elles n’ont pas fini de diviser la société byzantine. Léon III, et plus encore Constantin V, qui leur attribuaient les défaites passées de l’Empire, les ont violemment condamnées et Constantin est allé jusqu'à persécuter les moines rétifs. Cet héritage est difficile à assumer. Les persécutions ont été très mal vécues par une partie de l’aristocratie, proche, et parfois même parente des moines de Constantinople et de Bythinie. Mais comment ne pas croire des Empereurs victorieux ? Les corps d’élite de l’armée, eux, en sont convaincus, les icônes avaient apporté la colère de Dieu, et Constantin V a fait œuvre pie. Il en a été récompensé sur le champ de bataille, et c'est avec nostalgie que l'armée évoque celui qui combattait à leur côté et mettait en fuite les Arabes et les Bulgares par sa seule présence.

Mais Constantin V n'est plus, et son fils Léon IV, qui n'a régné que quatre ans, n'a pas laissé une grande marque dans l'histoire de Byzance, si ce n'est qu'il a tenté d'apaiser les tensions liées à la querelle des Images. Elles sont malheureusement encore très vivaces, et c'est dans ce contexte que Constantin VI, qui n'est encore qu'un enfant, est drapé de la pourpre impériale. Il est cepenant sous la bonne garde d’Irène l’Athénienne, une femme de caractère, qui a su tenir tête à son puissant beau-père, cachant des icônes et des moines dans le Grand Palais. C’est aussi une femme ambitieuse, qui a bien l’intention d’assumer pleinement la régence et ne compte pas lâcher une once de pouvoir aux oncles de son fils.

Avec un enfant et une femme au pouvoir, l’aigle à deux têtes semble à nouveau fragile et suscite bien des convoitises. A Constantinople d’abord, où certains se prennent à rêver revêtir le manteau de pourpre, mais aussi à Bagdad, où les descendants d’Abbas puisent une énergie nouvelle et semblent être parvenus à réunifier les forces de l'Islam, alors qu'en Occident les Francs rêvent d'Empire et le Pape d'indépendance... 

Dans ce contexte, des places sont à prendre, ou à perdre. Les corps d’élite de l’armée craignent une réaction des adorateurs des images, dont l'idolâtrie sacrilège attirerait sur eux la fureur divine et la défaite, les moines de Constantinople croient voir venir l’heure de leur triomphe, celle qui fera de leurs pairs des martyrs et de leurs monastères des puissances, tandis que beaucoup d'aristocrates observent avec méfiance ce Palais qui se peuple d’ennuques et de familiers de l’Athénienne.

Les équilibres de pouvoir sont fragiles, les plaies mal cicatrisées : à l'intérieur comme à l'extérieur, tout peut basculer d'un moment à l'autre. L'Empire byzantin avait repris confiance, sa renaissance serait-elle compromise ?
« Dernière édition: 28Mars, 2008, 22:30:26 par Macbesse » Journalisée

Le monde ne veut pas de politique. Il lui faut le vaudeville français et la soumission russe à l'ordre établi. Lermontov
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