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Auteur Fil de discussion: [Genre] Affranchis, détectives et p'tites pépées (série noire)  (Lu 9987 fois)
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Macbesse
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Usurpateur à l'ananas


« le: 05Mai, 2008, 00:37:37 »

Je viens de poster ça dans le Grog, c'est dire si je suis enthousiaste (j'ai mis 5).  

Quand la sortie d'Hellywood a été annoncée, j'avais un peu d'appréhension. Bien sûr, il y avait les années 40, les Grands Jurys, les femmes fatales, les pourris, les vendus, les vies brisées, tout un monde riche de promesses rolistiques. Mais quel besoin avaient-ils eu de mêler des démons à tout ça et de mettre un pentacle sur la couverture ?

J'ai pourtant franchi le pas et je ne le regrette pas. Non que le jeu évacue cette composante, au contraire. Mais par un cruel renversement, le mal ne provient jamais des démons, toujours des hommes. Du coup, les démons sont un peu comme des spectateurs d'un bon film noir, ils se repaissent des vices et des drames en bouffant du pop-corn.

Le deuxième élément surnaturel, les réfugiés du Maëlstrom (grosso modo l'enfer) vient recouper le thème de l'exclusion : les "cornus" vivent dans une situation somme toute similaire à celle des noirs. Ce traitement fait se rencontrer le merveilleux et le trivial. Exemple : ma voisine de palier, succube, fait le tapin et son mac la tabasse.

Dans un cas comme dans l'autre, le surnaturel, au lieu de dissoudre le Noir comme je le craignais, vient le renforcer en soulignant deux thèmes clés, le vice et la marginalité (doublée de pauvreté). Je dois reconnaître que je n'ai jamais vu une greffe aussi réussie, à part peut-être celle de Miles Christi, mais celle-ci est autrement plus originale. A ce niveau-là, ça tient du miracle.

Pour le reste, les codes du Noir sont maîtrisés. Qu'ils soient savamment disséqués ou distillés page après page, ils deviennent immédiatement accessibles après une lecture de l'ouvrage.
Pour ne rien gâcher, le Ldb fourmille de pistes de campagne et chaque page apporte son lot d'idée de scénario, et même des pistes pour créer des dynamiques de groupe (l'agence de détectives privés Métropolis en fournit même un exemple très développé). Tout cela est à la fois pédagogique et inspirant. Le guide de la ville fournit quant à lui un réservoir à PNJ (de gris clair à gris foncé) qui ne peut qu'être utile et contribue à poser l'ambiance. Chose suffisamment rare pour être signalée, il n'a rien de fastidieux à la lecture.

Le système de jeu a achevé de me conquérir. Avec le système des caves et des paris (le système tourne sur une base de craps), il faut gérer la chance, ça donne une dimension stratégique au système. Deux mécanismes font coïncider le système avec le genre qu'il sert. Avec les natures, on est dans le "on n'échappe pas à ce qu'on est". Mais il y a aussi les f*ck*ng b*st*rd points ! Ces points s'accumulent lorsque le joueur "triche", c'est à dire relance les dés pour tenter de faire un meilleur jet. Ce qui est amusant, c'est qu'ils servent au MJ à coller des ennuis aux PJs au moment le plus critique. Avec eux, c'est le thème du "on peut tricher avec le destin, mais tôt ou tard, tout se paye". C'est particulièrement bien pensé : les traditionnelles emmerdes annexes que vient ajouter le MJ, le grain de sable dans le plan des PJs qui leur paraît toujours scandaleux se trouve ainsi justifié. Si les emmerdes arrivent au mauvais moment, c'est la faute du PJ. D'un autre côté, le MJ se voit imposer une limite, une forme de contrôle contre l'acharnement. Mais surtout, cet effet d'accumulation des emmerdes contribue à faire basculer la table de jeu dans l'ambiance du Noir, et les joueurs s'en régalent eux aussi !

Des regrets ? Pas vraiment en fait. Si, j'aurais bien aimé une table des dommages sociaux et des dommanges mentaux et un exemple de pacte démoniaque, mais c'est bien tout ce que je peux reprocher à l'ouvrage. Il faut encore ajouter qu'il est servi par une réelle personnalité graphique, servie par le trait fantômatique et glacé de Stéphane de Caneva et les portraits au vitriol de Le Grümph.

Me voilà conquis !

Edit : Ouh là, on voit qu'il est tard, tant pis pour les formulations maladroites, je n'avais qu'à me relire avant  
« Dernière édition: 10Mai, 2011, 21:59:54 par Xaramis » Journalisée

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« Répondre #1 le: 05Mai, 2008, 13:24:26 »

Hé bé ! Ca c'est de la crittique dithyrambique ! 

Mais ayant testé la bête à la gencon je dois dire que j'avais été séduit par le jeu  et le système, très original. Il ne te reste plus qu'a faire un scénario de démo à des obéronistes distingués .
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« Répondre #2 le: 05Mai, 2008, 14:38:10 »

Pareil, j'avais été séduit par la partie de démo. Mais ça aurait pu tenir au MJ. Parfois, un bon MJ compense les déficiences d'un jeu. Et en fait, ce n'est pas le cas : la base est saine et bonne.
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« Répondre #3 le: 06Mai, 2008, 11:45:17 »

Après lecture de la fiche du GRoG et de ta critique, je ne vois nulle part la nécessité de la rencontre entre le surnaturel et le noir.

Tu parles de greffe à propos du vice et et de la marginalité, comment est-elle faite ?
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« Répondre #4 le: 06Mai, 2008, 11:56:13 »

Avant de commencer à répondre, j'aimerais juste préciser que je n'ai pas encore pris connaissance d'Hellywood. Néanmoins certaines remarques de Macbesse m'ont fait réagir un brin.

Quand la sortie d'Hellywood a été annoncée, j'avais un peu d'appréhension. Bien sûr, il y avait les années 40, les Grands Jurys, les femmes fatales, les pourris, les vendus, les vies brisées, tout un monde riche de promesses rolistiques. Mais quel besoin avaient-ils eu de mêler des démons à tout ça et de mettre un pentacle sur la couverture ?

Le même que les gens de West End Games quand ils ont écrit BloodShadows  (http://www.roliste.com/jeu.jsp?id=2288) il y a déjà 13 ou 14 ans... Surprise : Ca marchait déjà...

Le deuxième élément surnaturel, les réfugiés du Maëlstrom (grosso modo l'enfer) vient recouper le thème de l'exclusion : les "cornus" vivent dans une situation somme toute similaire à celle des noirs. Ce traitement fait se rencontrer le merveilleux et le trivial. Exemple : ma voisine de palier, succube, fait le tapin et son mac la tabasse.

Dans BloodShadows, les Vampires "intégrés" font la queue à une "soupe populaire" (mais c'est pas de la soupe qui est servie), les Zombies font la plupart des travaux ingrats dont personne ne veut (éboueurs, ouvriers dans des usines tellement insalubres que les vivants ne peuvent pas y bosser), les démons sont en butte à un racisme ordinaire, des créatures ogresques servent de videurs et d'hommes de main, on peut appeler un mage photomancien pour régler la lumière de la salle à manger, les syndicats de dockers s'opposent aux nécromanciens qui cassent les prix de la main-d'oeuvre...

Dans un cas comme dans l'autre, le surnaturel, au lieu de dissoudre le Noir comme je le craignais, vient le renforcer en soulignant deux thèmes clés, le vice et la marginalité (doublée de pauvreté). Je dois reconnaître que je n'ai jamais vu une greffe aussi réussie, à part peut-être celle de Miles Christi, mais celle-ci est autrement plus originale. A ce niveau-là, ça tient du miracle.

A ma connaissance, c'est la troisième fois au moins que ce mélange a été fait : BloodShadows, Edge of Midnight (http://www.roliste.com/jeu.jsp?id=2531), et maintenant Hellywood. Quand on peut répéter l'expérience, ce n'est pas un miracle du tout.

Sur le système de règles, le mécanisme décrit par Macbesse ressemble furieusement à l'Ubik de Rétrofutur, qui était déjà pas mal dans le genre mélange noir - fantastique.

Me voilà conquis !

Il est clair que le jeu t'a enthousiasmé, parce que c'est manifestement la première fois que tu rencontres le genre "film noir + démons" en JdR.

Ce que j'aurais apprécié de savoir, c'est s'il apporte quelque chose de neuf/original/différent par rapport à l'existant, qui m'inciterait à l'acheter.

Et cette critique, fusse-t-elle dithyrambique, ne m'éclaire absolument pas sur ce point, sinon que j'ai l'impression qu'il s'agit d'un bon supplément de contexte pour BloodShadows.
« Dernière édition: 06Mai, 2008, 11:59:26 par Lord Skeletor » Journalisée

L''épée est plus forte que la plume, question d'allonge. Le fusil est plus fort que l'épée, question de modernité. Et la plume est plus forte que le fus... Ah non, tiens...
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« Répondre #5 le: 06Mai, 2008, 13:30:48 »

Dans les trois cas, les humains tyrannisent-ils les démons ?
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« Répondre #6 le: 06Mai, 2008, 16:33:15 »

"tyranniser" ?

Dans quel sens ?

Je ne connais pas très bien Edge of Midnight, et pas du tout Hellywood.

Dans "BloodShadows", de nombreuses créatures surnaturelles/non-humaines sont en butte à humiliations et "spécismes" tant de la part d'humains que des représentants des autres peuples. Bon évidemment, c'est moins dangereux de se moquer d'un zombie attardé que d'un hybride ogre-troll.

Quand Milip Pharlowe, détective privé,  s'aperçoit que la superbe femme fatale en robe de soirée dans la salle d'attente est en fait une succube multimillénaire, il ne pourra probablement pas s'empêcher d'avoir un préjugé sur cette interlocutrice. Ce n'est pas sa faute si elle est une succube, mais bon, elle a peut-être déjà tué certains de ses partenaires...

Dans "Edge of Midnight", les Gaunts sont plus ou moins à la place des noirs américains dans les années 20-30, il me semble...
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« Répondre #7 le: 06Mai, 2008, 17:52:48 »

A Hellywood, tyranniser est peut-être un peu fort.

Reste que les créatures infernales n'ont pas une position sociale très favorisée. Ils sont acceptés, ils ont le statut d'humain honoraire, ils travaillent, et puis ils ne sont pas communistes mais... il y a eu un massacre en 42 (comme il y a eu des lynchages de Noirs et de Latinos), ils ne sont pas admis dans certains endroits selects, il est hors de question qu'ils s'implantent dans le quartier le plus chic de la ville.

Citation de: LS
Le même que les gens de West End Games quand ils ont écrit BloodShadows  (http://www.roliste.com/jeu.jsp?id=2288) il y a déjà 13 ou 14 ans... Surprise : Ca marchait déjà...


Ah, déjà fait ? Tant pis ! Je retire donc ce que disais sur le côté original et miraculeux du mélange, mais ça ne me fait pas changer d'avis sur la qualité du jeu.
Je ne peux pas dire s'il est différent ou pas de Bloodshadows, ne voyant pas à quoi tu fais référence. Peut-être que c'est moins schématique à Hellywood : il y a des golems flics et avocats, tous ne sont pas videurs ou dockers. Les succubes ne sont pas toutes des putes ou des femmes fatales, il y a aussi des secrétaires. La société tente bien de les enfermer dans ces rôles, mais elle n'y arrive pas totalement. Il y a une sorte de lutte pour les droits civiques.

Citation de: LS
Sur le système de règles, le mécanisme décrit par Macbesse ressemble furieusement à l'Ubik de Rétrofutur, qui était déjà pas mal dans le genre mélange noir - fantastique.

Non, l'Ubik joue sur un autre plan, il change la teinte de l'univers, ce qui n'est pas le cas ici. C'est un régulateur scénaristique. Ce qui en est le plus proche est la loi de l'emmerdement maximum décrite dans Bad Guys RPG.

Citation de: LS
Il est clair que le jeu t'a enthousiasmé, parce que c'est manifestement la première fois que tu rencontres le genre "film noir + démons" en JdR.

En fait non, j'ai surtout trouvé que le système et la ville décrite étaient deux bons outils pour faire du Noir classique, sans fantastique, et que le bouquin était bien écrit et immersif. Sans quoi je n'aurais pas été aussi élogieux, le fantastique n'étant pas ma tasse de thé. C'est plutôt une appréhension qui a été levée - ça aurait pu me gâcher le plaisir, mais non. C'est pour cela que j'insiste dessus dans la première partie de ma critique.

Pour t'éclairer sur les différences... je ne sais pas, je ne connais pas Bloodshadows. Pose des questions !
« Dernière édition: 23Mai, 2008, 22:19:04 par Macbesse » Journalisée

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« Répondre #8 le: 06Mai, 2008, 18:14:51 »

 A lire le descriptif, je peux quand-même dire un truc : Hellywood emprunte plus au Quatuor de Los Angeles qu'à Angel Heart, c'est un Noir saupoudré de fantastique, pas un Fantasy-Noir. La présence des démons est discrète, les créatures infernales représentent 2% de la population. La plupart des pistes de scénarios données dans la description de la ville ne sont pas fantastiques. Leur arrivée, c'est écrit texto, n'a rien changé à la vie de la ville, elle les a absorbés, comme elle a absorbé les autres migrants. A la limite, on pourrait virer le ghetto des créatures infernales, ça ne changerait pas grand chose, et les démons ne font que donner deux trois moyens supplémentaires aux hyènes pour se bouffer entre eux : on fait un pacte démoniaque pour buter quelqu'un ou avoir du fric, très rarement pour quelque chose de surnaturel.
C'est ce côté très light (pas de magie grobill, le pied -invoquer un démon, c'est un peu comme avoir son téléphone, point barre) et très trivial (pas de complot pour dominer l'humanité) qui me séduit. Le nombre de pages consacrées au fantastique est d'ailleurs assez faible - à peine plus qu'aux autres communautés. Du coup, c'est pile la dose de fantastique que je peux avaler : en matière de fantastique, il n'y a rien que j'apprécie tant que la retenue. C'est pour cela que disais que c'était fait avec beaucoup de finesse.

J'ai l'impression que Bloodshadows est allé beaucoup plus loin dans le mélange et a basculé totalement dans le fantastique, comme ils ont fait avec L5A. J'ai lu aussi la présentation d'Edge of Midnight, et il me semble aussi que l'introduction du fantastique y est assez lourde, à grands coups de grands complots et de mages surpuissants.
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« Répondre #9 le: 06Mai, 2008, 18:38:36 »

J'ai l'impression que Bloodshadows est allé beaucoup plus loin dans le mélange et a basculé totalement dans le fantastique, comme ils ont fait avec L5A. J'ai lu aussi la présentation d'Edge of Midnight, et il me semble aussi que l'introduction du fantastique y est assez lourde, à grands coups de grands complots et de mages surpuissants.

On ne peut plus exact.

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"Bref, moi qui ait été élevé avec la fausse croyance que Tolkien avait écrit la bible de la fantasy, je découvre une fois de plus que c'est faux. Howard, Lovecraft et Lieber sont les vrais apôtres du genre. Ceux qui prétendent le contraire sont des hérétiques." ~ Cédric, de Hugin & Munin
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« Répondre #10 le: 06Mai, 2008, 18:46:21 »

Du coup, j'ai légèrement modifié ma critique. Elle devient moins dithyrambique, mais aussi plus précise et permet de distinguer Hellywood des deux autres : "Dans un cas comme dans l'autre, le surnaturel, au lieu de dissoudre le Noir comme je le craignais, vient le renforcer en soulignant deux thèmes clés, le vice et la marginalité (doublée de pauvreté). Je dois reconnaître que j'ai rarement vu des greffes aussi réussies - la légèreté du surnaturel fait sa force".
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« Répondre #11 le: 06Mai, 2008, 19:53:39 »

Ce que j'aurais apprécié de savoir, c'est s'il apporte quelque chose de neuf/original/différent par rapport à l'existant, qui m'inciterait à l'acheter.

Euh, c'est le premier en VF  Huh?
Je ne connais pas Bloodshadows et à peine plus Edge of Midnight mais ces 2 bouquins malgrès leur succès respectif n'ont jamais fait l'objet d'une traduction/adaptation. Je pense être capable de digérer de la VO mais c'est pas ma préférence naturelle comme pas mal d'autres rolistes j'imagine.
C'est quelque part, le premier jeu Noir mis à dispo aux anglophobes.
Il est vrai par contre que je n'ai aucun argument pour te le faire acheter 
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« Répondre #12 le: 06Mai, 2008, 20:32:31 »

Si les démons sont traités sur le modèle des droits civiques américains, quel intérêt à les avoir dans le jeu ?
Illustrer que le monde est noir au point de désespérer même le Diable ?
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« Répondre #13 le: 06Mai, 2008, 20:33:05 »

Je pense que Syzia touche du doigt un point important... Je connais beaucoup de gens (dont moi) qui préfère *largement* un jeu en français à un jeu en VO. Bloodshadows doit être peu voire pas trouvable et EOM honnêtement je n'en sais rien car jamais entendu parler avant ce jour (idem pour BS : tu es le seul à m'en avoir parlé). Il faut voire que LS n'est pas un client typique aussi. 

Donc Hellywood est un jeu français, avec une touche de fantastique dans un univers noir. Un peu comme dans Sin City avec  la couleur, le  fantastique se fait discret et n'apparait que rarement... (c'est une métaphore hein). Je pense que Bloodshadows au vu de la lecture est un peu 7e mer comparé à Pavillon Noir.
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« Répondre #14 le: 06Mai, 2008, 20:49:54 »

Si les démons sont traités sur le modèle des droits civiques américains, quel intérêt à les avoir dans le jeu ?

Pour commencer, il faut distinguer les démons, qui sont restés de l'autre côté de la barrière, des créatures infernales, qui sont passées dans notre monde - ce sont des réfugiés, dans leur monde, c'était des esclaves. Si les démons sont mauvais (et encore, c'est surtout qu'ils s'ennuient), les créatures infernales ne sont ni bonnes ni mauvaises. La créature infernale crée un décalage intéressant : elle devrait être l'archétype de l'Autre, mais elle ne l'est pas. L'Autre, c'est le communiste.

Citation
Illustrer que le monde est noir au point de désespérer même le Diable ?

Plutôt de l'amuser. Mais c'est uniquement vrai pour les Démons.
C'est surtout le thème de la descente aux enfers : où sont-ils ?
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